Les portraits argentiques de Marco Trinchillo

Les images de Marco Trinchillo rappellent la définition même du portrait. Sans fioritures, ses modèles s’exposent sur ses films avec une certaine pureté. Nous lui avons parlé d’argentique, de ses inspirations, et de ce qui compose sa photographie…

Bonjour Marco, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Bonjour tout le monde ! Je suis un photographe Italien, j’aime la photographie sous toutes ses formes mais je préfère les portraits.

Je pense qu’en fonction de l’appareil que vous utilisez, la vision de ce que vous observez à ce moment-là change, du compact au réflexe, mais pour les portraits, j’utilise toujours le moyen format, un Mamiya RZ 67, plus discret malgré sa taille.

©Marco Trinchillo

Comment as-tu découvert la photographie ?

Immédiatement après le lycée, j’ai pris des photos pour les reproduire en peinture, mais je suis parti et je me suis consacré uniquement à la photographie.

« J’ai commencé à photographier les clients et les passants mais toujours derrière le comptoir d’un bar […] »

Qu’est-ce qui t’a poussé vers le portrait ?

J’ai commencé à photographier les clients et les passants mais toujours derrière le comptoir d’un bar, je leur ai demandé de les photographier dans leurs maisons pour les déchoirer des attitudes et vêtements d’un samedi soir.

©Marco Trinchillo

Qu’est-ce qui te donne envie de photographier une personne plus qu’une autre ? Qu’est-ce qui t’inspire chez les gens ?

Cela dépend, d’un visage particulier, d’une démarche maladroite, d’un inconnu pour qui j’éprouve de l’empathie, d’une personne que je respecte, tout se passe d’une façon très naturelle.

Représenter quelqu’un est toujours très fascinant, un inconnu, un ami, un parent.

« J’adore l’argentique la magie d’attendre avant de voir le résultat, les couleurs et le grain. […] »

Vous passez une heure ensemble, parfois plus, à chercher des points communs pour faciliter la communication verbale et non verbale; sans avoir la présomption de saisir l’essence de cette personne mais au moins les quelques choses non révélées, l’expérience non racontée capable de se révéler dans le corps et dans le visage.

©Marco Trinchillo

Tu travailles beaucoup à l’argentique. Qu’est-ce que cela amène à ta pratique de la photographie ?

J’adore l’argentique la magie d’attendre avant de voir le résultat, les couleurs et le grain. Je pense qu’avec la pellicule vous avez aussi tendance à photographier beaucoup moins, l’optimisation des plans, généralement, je ne fais jamais plus d’un rouleau de 10 poses, parfois j’atteins deux.

« […] j’aimerais que les personnes représentées communiquent quelque chose au spectateur […] »

Si tu ne devais garder qu’un seul appareil photo, lequel choisirais-tu ?

Contax T2

©Marco Trinchillo

Que veux-tu communiquer à travers tes images ?

Rien de particulier, mon expérience personnelle, j’aimerais que les personnes représentées communiquent quelque chose au spectateur, en le questionnant un peu…

« Etre curieux, ne pas penser à ce que disent les gens, ne jamais avoir honte de sortir son appareil photo […] »

©Marco Trinchillo

Quel conseil donnerais-tu à un jeune photographe ?

Etre curieux, ne pas penser à ce que disent les gens, ne jamais avoir honte de sortir son appareil photo et de sortir de sa zone de confort et de ne jamais s’arrêter au premier « non ».

As-tu des projets en cours dont tu peux nous parler ?

Pour l’instant, j’ai deux projets que je suis en train de réaliser, mais je ne dis rien tant qu’ils ne sont pas terminés, c’est juste de la superstition.

Vous pouvez suivre le travail de Marco sur Instagram.