Explorations nocturnes avec Karel Chladek

C’est aux côtés de DJs, aux quatre coin du monde que Karel Chladek pratique la photographie. Ses images sombres et colorées mettent en scène les silhouettes d’anonymes croisées en soirées… Il nous parle ici de son amour de la nuit, du voyage et de la musique…

Bonjour Karel, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Salut tout le monde, je m’appelle Karel Chladek, j’ai 27 ans et je suis basé à Montréal. Je suis photographe de soirées et de musique.

« C’est devenu naturel de photographier des choses que j’aimais […] »

Comment as-tu découvert la photographie ?

Le domaine créatif (Dessin/Création/3D) a été une grande partie de ma vie avant l’arrivée de la photographie. Tout a changé quand mon père m’a offert un appareil photo. C’est devenu naturel de photographier des choses que j’aimais comme la vie nocturne, la musique et les sports motorisés.

©Karel Chladek

Beaucoup de tes images semblent avoir été prises la nuit, ou dans des endroits mal éclairés. Qu’est-ce qui t’inspire dans ce genre d’atmosphère ?

Qui n’aime pas les néons ? (rires) En réalité, je vis la nuit, je travaille la nuit.

« J’aimerais aller plus loin dans le domaine du photo-journalisme […] »

Ta production est très diversifiée : photographie de soirée et de concert, photographie de voyage, photographie sportive, etc….. Y a-t-il des types de photographie que tu n’as pas encore pratiqués et avec lesquels tu aimerais expérimenter ?

Ces dernières années, j’ai expérimenté avec presque tous les types de photographie. J’aimerais aller plus loin dans le domaine du photo-journalisme et documenter l’inattendu.

Tu produis beaucoup d’images. Est-ce l’inspiration qui te pousse à prendre des photos, ou est-ce que tu prends des photos pour forcer l’inspiration ?

C’est le processus de sélection de la photographie qui m’inspire le plus, c’est là que je peux faire passer mon message. En termes d’environnement, il faut aussi qu’ils soient inspirants pour que je puisse photographier à l’infini.

« La fréquence de publication est importante pour garder les gens inspirés […] »

Beaucoup de gens te suivent sur Instagram. Les réseaux sociaux influencent-ils ta photographie ? Que ce soit en termes d’esthétique ou de « pression » pour poster fréquemment ?

J’essaie de bâtir une communauté et un réseau de gens qui aiment voir la nuit comme moi, surtout dans les endroits publics comme les clubs. La fréquence de publication est importante pour garder les gens inspirés et c’est aussi un moyen de continuer à me pousser à sortir.

©Karel Chladek

Tu as pris de très belles photos de voyage, à différents endroits. Quel endroit rêves-tu de photographier ?

J’ai la chance de travailler avec des DJs qui me permettent de voyager autour du monde. (Dédicace à Black Tiger Sex Machine) Grâce à eux, j’ai voyagé en Chine, en Corée du Sud, aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, et en Italie et plus encore. J’adorerais documenter la nuit au Japon évidemment, et peut-être en Inde à cause de la foule.

« Si vos sujets ne vous inspirent pas, c’est que vous le faites pour de mauvaises raisons. »

Quels conseils donnerais-tu à un photographe qui entre dans la profession ?

La seule façon de pratiquer la photographie est de photographier quelque chose qui vous inspire. Si vos sujets ne vous inspirent pas, c’est que vous le faites pour de mauvaises raisons. N’importe quel appareil photo fera l’affaire de nos jours, apprendra les bases, et beaucoup sortir.

« […] je viens de publier ma première édition limitée […] »

As-tu des projets à venir dont tu pourrais nous parler ?

Oui, je viens de publier ma première édition limitée sur mon site web que vous pouvez acheter ici.
J’ai également l’intention de publier une série de fanzines photos qui mettront en vedette des clubs en particulier. Enfin, le mois prochain, je pars pour la Corée du Sud/Chine et l’Australie/Nouvelle-Zélande, alors soyez prêts pour des explorations nocturnes là-bas.

Découvrez le travail de Karel sur son site, et suivez le sur Instagram.